jeudi 3 juillet 2014

Le naufrage de l'Estonia

Dans la nuit du 27 au 28 septembre 1994 à 18 heures, heure suédoise, le ferry Estonia quitte Tallinn pour effectuer, comme chaque jour, la traversée de la mer Baltique vers Stockholm. 
Il y a 989 personnes à bord dont 802 passagers et 187 membres d'équipage.

MS Estonia 155 mètres de long, 24 mètres de large, d'une capacité de 2000 passagers, un pont garage pouvant contenir 460 voitures, il avait été lancé sous le nom de Viking Sally par la compagnie de ferries Viking Line, en 1980 et cédé  à Silja Line sous le nom de Silja Star en 1990 avant d'être acheté par Wasa Line en 1993 qui le renomme Wasa King et enfin par Est Line qui lui donne son nom d'Estonia.

Cette nuit là, ça va mal se passer. Le temps est mauvais. Il y a du roulis. Ce n'est pas la première fois. L'Estonia navigue sur la mer Baltique depuis 1980. 
Pour des causes qui n'ont pas été clairement identifiées, le ferry prend brusquement 35° de gite sur tribord, chavire et sombre en 43 minutes.
139 personnes arriveront à sortir du navire qui bascule. Deux d'entre elles mourront de froid. 111 hommes et 26 femmes ont survécu à cette catastrophe, les 850 autres sont restées prisonnières du navire.

Ce naufrage est la plus grande catastrophe maritime en Europe depuis la fin de la seconde guerre mondiale. On retrouvera moins d'une centaine de corps.

Bien que les autorités suédoises aient mis en avant la porte avant qui se serait ouverte sous l'assaut des vagues, cette explication n'a pas convaincu. 
Les autorités suédoises refusent que l'épave soit remontée et que les corps prisonniers qui y restent soient remontés pour être rendus à leurs familles. 
Il est même envisagé de recouvrir l'épave d'une chape de ciment. La plongée y est interdite par un traité signé par la Suède et les pays riverains de la Baltique, auxquels s'ajoute, inexplicablement la Grande Bretagne. Même les enquêteurs n’ont pas eu accès à l'épave pendant leurs investigations, devant se contenter des rapports officiels.

Une telle attitude ne peut qu'éveiller des soupçons. En Suède, les familles des victimes sont les premières à s'interroger sur cette curieuse manière de procéder.

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