mardi 24 février 2015

La stratégie de Francesco Schettino, capitaine du M/S Costa Concordia


Il y a seulement trois accusations contre Francesco Schettino :
- homicide involontaire,
- coupable de naufrage
- et abandon de navire , alors que beaucoup (environ 300 ?) de ses 4 229 passagers et membres d'équipage étaient encore à bord.

Dans quel ordre ces trois crimes ont eu lieu on n'en sait rien. Est-ce que le capitaine a d'abord tué des personnes à bord puis coulé le navire avant de s'enfuir ?

La stratégie de Schettino semble être très simple.

Oublions les quatre questions dont on a parlé précédemment et qui ont mis Schettino dans la merde et concentrons nous sur son prétendu abandon de navire du 14 Janvier 2012. Oublions aussi que le Rapport d'enquête qui suggère que c'est le barreur qui a causé le choc avec la roche, etc. Oublions les responsabilités de l'armateur et oublions aussi que le navire n'était pas en état ​​de navigabilité.
Il semblait préférable d'établir que Schettino est resté à bord jusqu'à la fin. Une stratégie de taupe.

Les quatre témoins de la défense, entendus le 21 Janvier 2015, ont attesté que Schettino est resté sur le navire, jusqu'à ce qu'il chavire soudainement à 00h34 et que le chavirage était une surprise pour Schettino qui avait jusque là tenté de gérer l'évacuation du mieux qu'il pouvait. L'évacuation et l'abandon du navire ont évidemment été une gabegie ! C'était un vrai merdier et c'était trop pour ce capitaine !  Il a été nommé à ce poste par le propriétaire du navire avant tout pour charmer les passagers et d'autres choses de ce genre. Il n'avait pas vraiment été formé pour porter tout seul la responsabilité de tout.

Le dernier témoin, l'officier réellement  responsable des opérations d'abandon de navire sur le Costa Concordia, qui n'est pas poursuivi, va dire que Schettino a perdu le contrôle des opérations à la fin. Peut-être que l'une des raisons de cela était qu'il n'y avait plus à bord beaucoup de membre de l'équipage, mais ça, il ne pouvait pas le dire.

On ne peut pas blâmer le capitaine Schettino pour le chavirage, le deuxième accident, qui a causé le troisième accident, le naufrage, qui a tué des gens. Oublions que le navire n'était pas en état ​​de navigabilité sans équipage ou presque capable de lancer les équipements de sauvetage. Laissons les parties civiles attaquer le propriétaire du navire pour ces dysfonctionnements. Une seule chose préoccupe le monde : la faute du capitaine.

Au terme de ce procès-spectacle, nous n'aurons donc pas connu les réponses aux quatre questions essentielles posées ci-dessous :

1 - Pourquoi tous les canots de sauvetage et tous les radeaux de survie n'ont-ils pas été utilisés le 13 janvier 2012 pour sauver tout le monde à bord ?

2 - Pourquoi le navire, jusque là stable, a t-il soudainement chaviré le 14 janvier 2012 en tuant 32 personnes ?

3 - Qu'en est-il des 25 portes étanches non conformes sur le navire (et ses jumeaux) ?

4 - Le M/S Costa Concordia était-il en état de naviguer ce 13 janvier 2012 ?

Bienvenue en Italie !

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