Il est prêt à partir et la porte intérieure, qui sert de passerelle de déchargement est fermée.
Alors je pose la question. A 2,50 mètres au dessus de la ligne de flottaison, combien faudra t-il de temps à des vagues, et non à un flot continu sous pression, pour remplir le pont garage de ce navire de 156 m de long et de 24 m de large ?
Calculez donc quelle quantité d'eau doit rentrer à chaque vague pour remplir 19 000 mètres cubes en 40 minutes.
Pour comparer, c'est comme si on versait, par les fentes de cette porte, l'équivalent du contenu d'une piscine de 25 m x 10 m chaque minute, en supposant que rien ne ressorte, même lorsque les vagues sont en creux.
L'eau de la Baltique n'obéirait pas aux lois de la gravité ?
Du SS America à l'American Star :
Echoué il y a 20 ans, remorqué.
L'épave est visible sur Google Earth à 28°20'46.02"N 14°10'47.66"W tout près des côtes de Fuerteventura.
Septembre 2014 : Le mandat pour la coordination des avocats de la défense pour l'affaire du Scandinavian Star est à présent déterminé.
En accord avec la décision de l'avocat général d'accepter l'ouverture d'une nouvelle enquête pour l'affaire du Scandinavian Star, la Cour de district d'Oslo a nommé les avocats Siv Hallgren et Espen Komnæs pour la coordination des avocats de la défense. La semaine dernière le mandat formel de ces deux avocats a été établi.
Pour rappel :
Dans la nuit du 7 Avril 1990, un incendie a éclaté à bord du ferry Scandinavian Star entre Oslo et Frederikshavn . Le ferry était bondé de passagers qui partaient au Danemark pour les vacances de Pâques.
158 personnes sont mortes dans l'incendie du navire. Une 159ème personne est morte deux semaines plus tard des dommages qu'elle avait subis par la fumée et un petit garçon à naître a élevé le nombre des victimes à 160.
C'est grâce à la détermination du groupe de soutien des familles de victimes et des survivants qu'une nouvelle enquête a été ouverte sur ce sinistre.
Il y a 20 ans aujourd'hui, le 28 septembre 1994, 852 personnes perdaient la vie en mer Baltique dans le naufrage du ferry Estonia.
A ce jour, les familles des victimes n'ont toujours pas reçu d'explications satisfaisantes sur les causes de la catastrophe maritime la plus meurtrière de l'après-guerre.
Dans la nuit du 27 au 28 septembre 1994, le ferry faisait route entre Tallinn et Stockholm lorsqu'il lança un appel de détresse vers une heure du matin. Le navire avait pris une forte gîte et l'eau affluait dans le pont-garage. Quarante minutes plus tard, le ferry avait coulé.
Des rescapés du naufrage ont parlé d'une forte détonation entendue peu avant que le ferry commence à pencher si bien qu'il a été envisagé la possibilité d'une bombe. Le gouvernement suédois a d'ailleurs immédiatement déclaré qu'une enquête allait être ouverte et que les responsables de la catastrophe seraient traduits en justice. Vu le peu de profondeur, le navire serait rapidement remonté à la surface et tous les corps des victimes rendus à leurs familles pour être ensevelis sur terre.
Tout le monde sait qu'il n'en a rien été. Non seulement personne n'a été poursuivi, mais l'épave gît toujours à 74 m de profondeur et on estime à 757 le nombre de victimes restées prisonnières à l'intérieur. Pire encore, les gouvernements Suédois, Estonien et Finlandais se sont entendus pour interdire l'accès à l'épave. La Suède avait envisagé de le recouvrir d'une chape de béton mais l'opération s'est avérée impossible. Malgré tout, la plongée y est interdite et toute nouvelle enquête est donc entravée.
Il a donc fallu se contenter des explications officielles sur une fermeture de la porte avant qui aurait lâché. Cette explication n'a satisfait personne. Une dizaine d'autres ferries ont eu ce problème et notamment MS Mariella en juillet 1985, peu après sa mise en service et qui navigue encore dans la Baltique.
Ci dessous, une vidéo dans laquelle, malgré l'interdiction, des plongeurs de l'équipe Jutta Rabe viennent poser une banderole en mémoire des victimes.
Le journal Le Matin publie le 28 juillet 1940 ces quelques lignes en dernière page.
Ils avouent 5300 passagers. En réalité, il a été rapporté par des témoins que les personnes chargées de l'embarquement avaient arrêté de compter les arrivants à 6000 et que bien d'autres étaient montés à bord après ça. des rescapés ont fait état de 9000 personnes à bord.
Le 27 juillet, ils avaient publié ce minuscule article :
En novembre 1940, le journal La Croix avait fait état de la perte du Lancastria :
et de l'arrivée des survivants à New-York :
Ouest Eclair, édition de Nantes du 31 juillet 1940 :